Pensionnat Jean-Baptiste de La Salle

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Le sacrement de Confirmation

Quel lien existe-t-il entre le baptême et la confirmation ?
Quels sont les dons du Saint-Esprit ?
A quel âge reçoit-on la confirmation ?
Comment la cérémonie se déroule-t-elle ?
Qu’est-ce que le saint chrême ?
Pourquoi compare-t-on la Confirmation à une nouvelle Pentecôte ?

Quel lien existe-t-il entre le baptême et la confirmation ?

Trois sacrements constituent l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et l’eucharistie. Le terme d’initiation symbolise le parcours, le chemin de celui qui devient chrétien.

La confirmation est un prolongement et un approfondissement du baptême.

Seuls ceux qui ont reçu le baptême poursuivent leur initiation chrétienne en recevant le sacrement de confirmation. Tout comme le baptême fait passer d’un monde sans Christ à la communauté des enfants de Dieu, la confirmation donne au confirmand le statut de fils reconnu par Dieu et de frère par les chrétiens : elle "confirme" les grâce reçues au baptême, qui sont les dons du Saint-Esprit.

Quelles sont les dons du Saint-Esprit ?

Les dons reçus du Saint-Esprit sont des grâces que l’âme reçoit. La piété chrétienne s’est inspirée d’un texte du prophète Isaïe qui décrit les qualités que le Messie recevra de Dieu ;

« Sur lui repose l’Esprit du Seigneur, Esprit de Sagesse et d’Intelligence. Esprit de Conseil et de Force. Esprit de Science et de Crainte du Seigneur » Isaïe (11,2-3)

Le don de Crainte s’est divisé en deux pour obtenir le nombre symbolique de sept dons (symbole de la plénitude) : la Crainte et la Piété.

A quel âge reçoit-on la confirmation ?

  • Depuis le Moyen Age, la confirmation est donnée à des âges variables : entre 7 ans (au XVe siècle) et 13-14 ans. Il n’y a pas d’âge précis pour recevoir la confirmation ; les adultes peuvent aussi la recevoir.
  • L’Eglise catholique souhaite simplement que le sacrement de la confirmation ne soit pas conférée avant "l’âge de raison", quand le jeune commence à prendre conscience de ce que sera sa vie d’adulte - comme pour l’admission à la communion eucharistique. Cela veut dire que le jeune, qui est capable d’intérioriser son amour au point de pouvoir l’offrir, peut commencer la catéchèse qui le prépare à la confirmation. La confirmation est donc en général donnée à des jeunes de 12-14 ans.

 

Comment la cérémonie se déroule-t-elle ?

Le sacrement de la confirmation est généralement donné pendant l’eucharistie par l’évêque ou par un de ses représentants ; dans tous les cas, c’est toujours l’évêque qui en détient la responsabilité, directement confiée par le Christ.

  • Après l’appel des confirmands, ceux-ci sont appelés à renouveler les engagements de leur baptême à travers une profession de foi.
  • Après avoir invité à la prière, l’évêque impose les mains sur l’ensemble des confirmands à travers une prière demandant pour eux la plénitude de l’Esprit Saint :

"Dieu très bon, Père de Jésus, le Christ, notre Seigneur, regarde ces baptisés sur qui nous imposons les mains. Par le baptême, tu les as libérés du péché, tu les as fait renaître de l’eau et de l’Esprit. Comme tu l’as promis, répands maintenant sur eux ton Esprit Saint. Donne-leur en plénitude l’Esprit qui reposait sur ton Fils Jésus : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et d’affection filiale. Remplis-les de l’Esprit d’adoration. Par Jésus Christ, notre Sauveur, qui est vivant pour les siècles des siècles. Amen"

 

  • L’onction est le geste qui "valide" le sacrement : l’évêque marque le front du confirmand d’un geste de croix fait avec le saint chrême en présence du parrain.

 

Qu’est-ce que le saint chrême ?

  • L’onction d’huile (aussi appelée chrismation) se retrouve dans plusieurs sacrements : le baptême, l’onction des malades et l’ordination avec des symboliques diverses.
  • A la confirmation, l’onction de saint chrême symbolise le don de l’Esprit Saint qui pénètre au plus intime du cœur.
  • Le saint chrême est un parfum fait d’huile d’olive additionnée de baume odoriférant. Le parfum de cette huile manifeste la présence de quelqu’un qu’on ne voit pas, celle de l’Esprit, et il invite le confirmand à répandre la bonne odeur de l’Évangile. Le saint chrême est consacré par l’évêque chaque année, pendant la semaine sainte, souvent le jeudi saint, au cours d’une messe qu’on appelle la "messe chrismale".

« Mais ne t’imagine pas que ce soit un baume ordinaire. Car, de même que le pain de l’Eucharistie, après l’invocation du Saint-Esprit, n’est plus du pain ordinaire., mais le Corps du Christ, de même ce baume saint, après l’invocation, n’est plus ce qu’on pourrait appeler un baume ordinaire et commun, mais un don du Christ, et la présence de l’Esprit Saint, de la divinité, le rend efficace. Il sert à chrismer ton front et tes autres sens. Ceci, c’est un symbole : tandis que le corps est chrismé par le baume visible, l’âme est sanctifiée par l’Esprit Saint et vivifiant. »

Saint Cyrille de Jérusalem Catéchèse baptismale 21,3. Printemps de la Liturgie, Lucien Deiss. Ed. du Levain, 1977.

Pourquoi compare-t-on la confirmation à une Nouvelle Pentecôte ?

  • La Pentecôte commémore le don fait par le Saint-Esprit aux apôtres, dons qui leur a permis d’annoncer la "bonne-nouvelle" et de fonder l’Eglise. On compare donc les confirmands aux apôtres, qui reçoivent également les grâces du Saint-Esprit. C’est pourquoi la confirmation est appelée "Nouvelle Pentecôte".
  • C’est également pour cette raison que le Récit de la Pentecôte des Actes des apôtres (2,1-11) est généralement lu lors de la cérémonie de la confirmation :

« Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue.

Déconcertés, émerveillés, ils disaient : "Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous, nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu." »

 

Sources : Le Jour du Seigneur

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